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Histoire des fontes…

dans lire | mémoire | typo

Toujours très intéressant de savoir que Aldo Novarese a dessiné aussi la Stop, la Eurostyle ou encore la Fenice… Que Emil Rudolf Weiss n’a pas inventé que les 4 polices de sa typo éponyme… Que Adrian Frutiger a aussi dessiné l’Avenir et la Herculanum…!!
Pour tout savoir sur les designers, rendez-vous sur le site de Linotype
Attention, vous avez quand vous y entrez, pas quand vous allez en sortir ! D’autant que cela va de Claude Garamond à Jean François Porchez en passant par Hermann Zapf…!

D’ailleurs, j’aimerais bien savoir à quoi ressemblent les autres créations de Emil Rudolf Weiß comme la Weiß Gotisch ou la Weiß Rundgotisch Inititalen…

le 13/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

À défaut de MacDraw, MacDraft le survivant…

Dessin 2D technique

dans outils | usages

Je me souviens, il y a… prescription, j’utilisais MacDraw, un produit malheureusement abandonné par Apple…
C’était un produit de dessin 2D superbe qui servait à tout, une sorte de “jeep” du dessin…

Je me souviens même que mon copain Andreas Pfeiffer avait écrit un excellent bouquin tout en faisant toute le mise en pages dans MacDraw (II ou Pro, je ne m’en souviens plus)…
Ce produit avait un concurrent, MacDraft… Aujourd’hui, il n’y a plus de concurrent, MacDraft 5.5 se sent un peu seul. Et c’est toujours Alsyd qui le distribue, fidèlement…

MacDarft a toujours été orienté essentiellement dessin. Dessin technique même.
Vous avez besoin de produire un plan sans trop perdre de temps, voici une application qui n’a pas fondamentalement changée, qui s’avère efficace et facile à prendre en main.
Mais, surtout, qui tourne désormais sous OSX.

En fait, il y a deux produits : MacDraft et MacDraft Pro.
Je n’ai revistée rapidement que la première tout en sachant que la version Pro est multi-calques, possède un meilleur traitement de texte, gère plus d’imports exports (dont le DWG et DXF), permet de dépasser le format A3 (un minimum pour faire un plan !), etc.
Bref, la version de base permet déjà de faire un petit permis de construire à présenter au format A3 mais vous aurez impérativement besoin de passer à la version Pro pour aller plus loin… car si la version de base est peu onnéreuse, autant dire qu’elle est aussi fortement limitée…

Ce qui est agréable par rapport aux premières versions de MacDraft, c’est d’avoir désormais des palettes flottantes pour les opérations essentielles que sont les alignements, les redimentionnements, les cotations… L’interface est sobre et peu impressionnante pour le nouvel utilisateur, l’entrée dans l’application se fait naturellement. Il suffit d’essayer les outils un à un pour s’en convaincre même si la lecture du manuel au format .pdf reste souvent nécessaire.
L”application dispose d’une grande bibliothèque de symboles et d’élements standards (mobilier, cuisine, etc.) — à aquérir séparement — mais bon, la version de base est très très limitée du fait de l’absence de calques, ce qui est le minimum en archi…! Du coup cette version nécessite de jouer de l’option verrouillage à tout bout de champ, ce qui devient vite lassant.
Aussi je ne peux que recommander chaudement l’acquisition de la version Pro, plus souple, un peu plus puissante et surtout plus adaptée à la réalisation de documents 2D… mais au prix HT de 295 € à comparer aux 88,63 € de la version de base… (Qui vient de tousser ?).
Une autre solution est d’utiliser Adobe Illustrator et ajouter CADtools 3.0 mais en ce cas, le prix d’acquition de tous les élements est nettement plus lourd…

Distributeur en France : Alsyd

le 12/05/2004 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

.pdf, mode d’emploi [2]

Où l'usage d'Acrobat Distiller est fortement recommandé

dans outils | usages

Suite de notre premier épisode. Le .pdf n’est pas qu’un simple fac-simile…!
Désormais, le .pdf est entré dans notre vie et simplifie énormément notre manière de communiquer… Facile d’expédier un document par e.mail, il suffit de l’enregistrer au format acrobat pour être certain que cela sera lu et exploité par notre destinataire…
Certain… N’est-ce pas le mot en trop !?

Or, et c’est bien cela qui pose problème : tant que le .pdf est destiné à servir de fax simile pour un usage de lecture ou d’impression sur une imprimante, tout va bien. Ou presque !

La véritable difficulté, c’est quand ce .pdf est destiné à l’impression. Trop souvent, les utilisateurs pensent qu’il n’y a pas tant de différences… Non !
L’attitude qui consiste à dire “je fais un.pdf,le flasheur, l’imprimeur numérique, etc. se débrouille” a eu un résultat catastrophique sur l’essor du .pdf : beaucoup de centres d’impression où d’imprimeurs se sont mis à refuser rapidement et fermement tout .pdf. Considérant que, n’ayant pas la possibilité d’avoir (et d’ouvrir) les fichiers sources, il n’était pas question de traiter les fichiers acrobat… Par trop souvent mal foutus de surcroît…
Parfois, confessons-le, c’était bien les professionnels qui restaient à la traîne. Dans d’autres situations, c’était l’inverse ! Certains clients, persuadés d’avoir opéré correctement leurs fichiers, se permettant d’admonester vertement leurs fournisseurs en les traitant d’incapables !
Manque de communication et surtout d’écoute…

Aujourd’hui et en résumé…!
Faire un .pdf n’est pas compliqué. Cela demande un minimum d’organisation, de bonne gestion de ses typographies et une meilleure approche des limites de ses applications de travail. Sans oublier de tester les process avec ses clients et fournisseurs.
Ceci sera d’autant plus facile si vous avez l’ingrédient indispensable : Acrobat Distiller !
Ah, j’entends déjà les remarques habituelles… Dont la récurrente : pourquoi utiliser Distiller ?
Simplement parce que Distiller est le meilleur outil pour fabriquer du bon .pdf. Oui, cela demande d’ajouter une étape et un peu plus de temps mais il est certain que votre flasheur ou imprimeur acceptera sans difficulté vos fichiers .pdf…

Quelques idées reçues à combattre…
“J’utilise Adobe Illustrator ou Adobe Indesign, donc je n’ai pas besoin de Distiller !”
Avec certaines applications comme Adobe InDesign, l’usage de Distiller peut sembler inutile : erreur !
Certes, Acrobat est le format natif d’illustrator… Certes.
À l’usage, les .pdf générés directement par InDesign, par exemple, se révèlent incompatibles avec certains RIP et dans certains process “CTP”.
Le même document distillé par Distiller ne pose lui aucun problème, CQFD. Il semble que la manière de générer le .pdf par InDesign soit en cause. Pour en savoir plus sur InDesign, lire le test réalisé par François Cunéo sur cuk.ch.

“Je peux utiliser n’importe quelle typo…, c’est cool !”
Non. Toujours préférer les polices qui ne sont pas TrueType. D’autant que les OpenType se généralisent, offrent des ligatures contextuelles en standard et sont elles du “pur” PostScript.

“Je peux utiliser n’importe quelle image… ça va passer en .pdf !”
La encore, c’est n’importe quoi. Certes, un produit comme InDesign vous permet désormais de traiter correctement des .eps en bichromie et même des images en RVB (voir le site de Branislav Milic pour plus d’informations).
Mais une image à 72 dpi qui sert pour le Web ne peut pas être utilisée pour une impression quadrie ! Sans rentrer dans des considérations techniques, c’est sur des points comme celui-ci que l’on juge certains professionnels.

”Distiller, c’est compliqué à mettre en œuvre…”
La qualité d’un bon .pdf repose sur une bonne mise en œuvre d’Acrobat Distiller. Ce n’est pas compliqué en réalité, c’est un simple pli à prendre dans sa façon de travailler. Pour ma part, la majorité des maquettes que j’expédie à mes clients étaient traitées en .pdf directement par InDesign. Désormais, c’est aussi simple de les passer par Distiller, BAT comme fichier destiné à l’imprimeur.
Sans oublier que Distiller 6 pro fonctionne sous OSX, ce serait idiot de s’en priver.

Une fois Distiller installé, il suffit de procéder à quelques réglages.
Le premier est de choisir à quel emplacement vous allez demander à Distiller de créer les deux dossiers clés (dossier de contrôle) que sont “In” et “Out” ! Ensuite n’oubliez pas de les glisser dans votre barre latérale de la fenêtre du Finder… Vous aurez souvent besoin d’y accéder.
Le suivant est de désigner à Distiller l’emplacement de tous vos dossiers de police tout en cochant l’option pour ignorer les versions TrueType… Il sera juste nécessaire de recommencer dès que vous ajouterez de nouvelles fontes dans votre bibliothèque de typographies.

Ensuite de vous souvenir que Distiller peut utiliser des sets différents selon vos besoins. Prévoyez évidemment un set pour les .pdf en haute définition (à moins que vous optiez directement pour le set PDFX3 fourni en standard) et, également, un set pour les maquettes en limitant les fichiers images à 150 dpi…

Dès lors, il reste simplement à coordonner les sets d’impression sous Illustrator et InDesign (attention, pas de confusion avec les sets de distillation, les sets d’impression sont à votre disposition pour automatiser l’emploi de nombre de paramètres tels les bandes Brunner ou les hirondelles) avec une imprimante qui n’est autre que fichier PostScript®

Effectivement, il n’y a pas d’impression à proprement parler mais un enregistrement de fichier au format .ps, ce fichier d’export devant impérativement être placé dans le dossier “In”… (On suit ?)
Reste à Adobe Distiller, qui scanne toutes les 10 secondes ce dossier, d’opérer en fonction du Set de distillation choisi pour produire le .pdf final…
Le Fichier .pdf est alors créé dans le fichier “Out” et est rejoint immédiatement par le .ps source qui est transféré par Distiller depuis le dossier ‘In”. Logique, sinon, on serait dans une boucle sans fin !
Il vous reste à ouvrir Acrobat Pro pour visualiser le .pdf produit.

A noter que parfois le premier .pdf réalisé s’avère assez volumineux… une astuce consiste à reprendre le fichier .ps qui est désormais dans le dossier “Out” et à le glisser par simple déplacement sur la fenêtre de Distiller… Surprise, on note de sérieuses différences sans changer de set de distillation !

Avec un tel process, on visualise très vite les erreurs, l’oubli d’un typo : Distiller affiche dans la partie basse de sa fenêtre ce qui se passe (plus exactement, ce qui ne se passe pas !). Un fichier .log se crée en cas d’échec… Mieux encore, le set PDFX3 est encore plus strict et ne laisse rien passer. Par ailleurs, si vous avez un doute sur le .pdf que vous venez de produire, rasterisez-le dans Adobe Photoshop à 300 dpi.


Sans rentrer dans la technique, vous venez de découvrir que le process de distillation d’un .ps en .pdf n’était pas si complexe. Par contre, succès assuré… À condition de ne rien oublier !
Ah, si ! N’oubliez pas de faire en sorte que vos clients utilisent comme vous la dernière version de Acrobat, Reader ou autre…


Trouver Acrobat Distiller.
Ou trouver les settings de Distiller 6 ? Dans : Users/Shared/Adobe PDF 6.0/Settings
En savoir plus sur le PDF et ses plug-ins, ou encore des conseils d’un consultant en ce domaine.

le 11/05/2004 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #